Ceci n'est pas un Théobald.
Au XIXème siècle, la violence était entendue, séculaire, descendante, des seigneurs aux petits, des possédants aux possédés.
Au XXème, le paroxysme des camps et des goulags ; puis la régulation par le CNR, le rééquilibrage.
XXIème. Individualisation/Mondialisation/Privatisation/Transvaluation. Le système individualise la responsabilité de la violence aux autres. Nous sous-traite, à chacun de nous, en chacun de nous, la violence à infliger à nos autres. Nous intériorise ce qu'il faut faire. Nous fait endosser la responsabilité de la bonne marche et la faute des lenteurs qui ne servent pas le système. Il n'y a plus de grand méchant, juste des trucs à faire. Et quand je refuse que ce sida là passe par moi, quand je refuse de demander à des partenaires de bosser comme des fous, quand je refuse de mettre la pression à mes collègues, quand je refuse de remplir les cases des tableaux Excel, je me sens homme, je me sens seul.
Que le système global fonctionne, fût-ce parce que l'homme est l'animal qui s'adapte à tout, même à sa mort, et c'est que la méthode est bonne.