Mercredi 3 mars 2010
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[Il arrive de temps en temps des heures où l'on écrit sans projeter de faire lire, où l'on écrit du même réflexe que de respirer. Les années s'entassent sur les
mots que la poussière cautérise. Un jour l'envie prend d'ouvrir les coffres anciens pour y faire entrer quelques rais de lumière. Marcher dans nos vieux mots.]
Soit nous contribuons à l'échafaudage du Bien dans la perspective d'une victoire finale, hors du temps des hommes, seul et ultime instant qui donnerait raison à l'éternité d'efforts et de foi qui
l'aurait précédée. Dans le cas d'une victoire. Dans le seul cas d'une victoire.
Soit Dieu nous a flanqués là pour nous agiter d'une lueur de présence dans l'inerte. Il y aurait pire qu'une cause perdue et ce serait une mission décorative.
N'empêche que les tyrans vivent généralement plus vieux que les gosses de pauvres. Et mieux.
Le monde n'est pas une méritocratie.
Heureusement pour Dieu. J'aurais pas aimé faire partie du jury qui l'aurait aboli.
Par Théobald
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Publié dans : Géopolicirque
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