Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 21:16

[Il arrive de temps en temps des heures où l'on écrit sans projeter de faire lire, où l'on écrit du même réflexe que de respirer. Les années s'entassent sur les mots que la poussière cautérise. Un jour l'envie prend d'ouvrir les coffres anciens pour y faire entrer quelques rais de lumière. Marcher dans nos vieux mots.]

 

Bleu nuit

 

 

Putain. Que le ciel était bleu cette nuit au travers des arbres. Une lune pleine et blanche comme la nuit.

 

Donné des coups de poing à l'oreiller.

 

C'est con une crise. Et pourtant des mois que je n'en finis plus de me résoudre à quitter cette ville.

 

Cette nuit je n'ai pas réussi à m'endormir ; et d'autant plus quand j'ai compris que cette rage surgie de nulle part coïncidait avec mon retour dans cette ville après quinze jours d'absence.

 

D'absence.

 

 

Ne l'avais encore jamais quittée si longtemps.

 

Tapé le matelas du pied aussi, comme le cheval qu'insupporte l'air tout-à-coup.

 

Que le ciel était bleu clair cette nuit - toute la nuit. La mémoire d'oublier d'éteindre le jour.

 

Merde.

Par Théobald - Publié dans : Egoreflets
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