Dimanche 14 février 2010
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"Plus serait indécent", comme disait un ami.
Rossini,
la Gazza ladra dans mes oreilles en dévalant hier matin la pente osée de l'autre côté de la crête.
Ouverture, ouvrir la piste, engoncé entre poudreuse et bleu pur à en décrocher l'astre, resserrer les sangles de mes bâtons en même temps que les premiers tambours, taire la glisse des skis par le
feulement des violons.
Et s'évanouir éveillé. Et tourner. Et se surprendre à se laisser surprendre. Aller trop vite. Soulevé comme un derviche. Enchaîner les secondes et se voir dire au montagnes de faire de même.
Hirsute transe ; battre des bras une caisse imaginaire au milieu du monde, diriger les premiers violons en fouettant l'air de mes banderilles. Ridicule sublime.
Presque le regret de n'avoir pas su tomber au moment où la Sinfonia se fracasse en roulant des tonnerres, au frisson de me relever en même temps que les douces cordes, hésitantes et puis
renouvelées.
La technologie, ce truc débile qui fournit involontairement des moments de surtension. Ce truc qui me coula sur la lisse blanche du Tourmalet, ce truc qui entre les murs de ma panoplie de robocop
des alpages coula la finesse de baguette d'un type en queue de pie à des milliers d'heures et de kilomètres de là.
Crampes intenables aux jambes, si aisément tenues. Cette douleur cachée au fond des fatigues dépassées. Oui, plus eut été indécent.
"Marmotte, che fate ?"
Et quand fut l'heure de retourner à la vallée, pronto, toutes lazzas gadras possibles épuisées, la délicate souffrance cachée au fond des blasphèmes assumés :
Technical Difficulties de Julien-K.